POURQUOI DES RESEAUX FEMININS?

 

 

Quelques citations :

 

•    Victoria MAN, Marcelle Devaud, Itinéraire exceptionnel d'une femme politique française, Paris, Eulina Carvalho, 1997, p. 84.

 

« J’ai toujours cherché un contact aussi étroit que possible avec la plupart des associations féminines, et mené avec elles le combat pour l’égalité des droits – de ces droits que, théoriquement, nous possédons maintenant, mais dont l’application et l’exercice exigent encore un long travail psychologique ».

 

Marcelle Devaud, sénatrice dès 1646, députée de 1958 à 1962, présidente et fondatrice du Comité du travail féminin, du Comité international de liaison des associations féminines (CILAF), vice-présidente et cofondatrice de l’Amicale internationale des élues municipales…

•    Intervention d’Anne Gazeau-Secret, directrice générale au ministère des affaires étrangères, DGCID, 5 mars 2009, journée des femmes


« Travailler en réseau et s’appuyer sur des réseaux. C’est une des faiblesses courantes des femmes, que de ne pas s’appuyer sur un réseau de solidarité, en particulier au Quai d’Orsay. Il y a des réseaux souterrains dans notre maison, mais ils sont tous masculins et en même temps très influents. Certains de mes collaborateurs m’avaient mise en garde contre une méthode trop franche visant le contenu de la réforme, l’anticipation et une progression à découvert, prédisant que je risquais de me brûler les ailes. L’histoire leur a donné raison. Ne pourrions-nous davantage nous épauler les unes les autres, plus efficacement qu’à travers des forums et une rencontre une fois par an à l’occasion de la Journée des femmes, et surtout sans calquer nos réseaux sur l’opacité ou le culte du non-dit. Bravo à celles qui travaillent en ce sens. »


•    Mireille Faugère, directrice générale de l’AP-HP, insiste sur l’importance de cette expérience pour les jeunes femmes, qu’elle considère comme une « incubation » :

 

«Entre 30 et 40 ans tout se décide sur le plan professionnel pour les hommes et les femmes, au détriment de ces dernières car tout se joue également pour elles sur le plan personnel et familial. C’est pourtant le moment où il faut se rendre visibles pour être repérés, intégrer les réseaux. Dès l’école, et dans mon cas il s’agissait d’HEC, les femmes devraient s’impliquer dans les réseaux au féminin qui permettent de prendre conscience des opportunités à saisir, des stratégies à conduire, et ensuite de « mentorer » d’autres plus jeunes. Les femmes sont souvent réticentes à intégrer ce genre de « club ». Mais je vois cette période d’échanges entre femmes, de conquête de la parole comme une phase d’incubation qui les « conditionne » ensuite pour s’intégrer dans des réseaux classiques mixtes, mais souvent encore plutôt masculins».  Source : rapport 2012 L’Egalité hommes/femmes chez les directeurs d’hôpital.

•    Pour Anne Lauvergeon, présidente du Conseil de surveillance de Libération et ancienne présidente du directoire d'Avera, pionnière puisqu’elle a évoqué dès 2000 l’intérêt d’un réseau interne chez Areva, c'est indispensable :

 

"De mon point de vue, les réseaux mixtes en particulier favorisent l'engagement des hommes sur le sujet de la mixité, un sujet collectif". Source : Rencontres égalité Femmes Hommes dans l'enseignement supérieur, Social Builder, Télécom Paris Tech, 12 novembre 2012.

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