La couverture médiatique

Découvrez dans cette page des extraits d'articles sur Femmes de l'Intérieur.

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2017

Marie-France Monéger-Guyomarc’h : “Le mot « ambition » peut mettre les femmes mal à l’aise”

Si le ministère de l’Intérieur est celui “de la règle, de la force… avec une image un peu virile”, son bilan en termes de mixité hommes-femmes progresse, juge Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’inspection générale de la Police nationale et présidente du réseau Femmes de l’Intérieur : 25 % des préfets comme des commissaires de police sont des femmes.

 

Pourquoi vous êtes-vous engagée pour la parité ? 
Je n’ai considéré la parité comme un véritable sujet qu’à partir de mon passage à la direction de l’administration de la police, devenue direction des ressources et des compétences. C’est en gérant le corps des commissaires de police que j’ai remarqué que le haut du spectre était très masculin, que les réussites de femmes étaient rares, que les directeurs (hommes) sollicitaient peu les femmes et que celles-ci s’autocensuraient.
J’ai peu à peu été convaincue que seuls des quotas pouvaient rééquilibrer, ou compenser, les déséquilibres pour donner sérieusement une chance aux femmes de prendre toute leur place (et pas plus, mais pas moins non plus) aux postes à responsabilité.

 

Prendre la tête du réseau Femmes de l’Intérieur était donc une suite logique ?
Lorsque l’idée d’une association a été présentée par la haute fonctionnaire adjointe à l’égalité du ministère de l’intérieur, Corinne Desforges, j’ai fait partie de celles – nombreuses [près de 120 cadres, ndlr] – qui ont adhéré immédiatement à l’idée. J’ai aussi accepté de me mettre à disposition du conseil d’administration. Être directrice facilite des prises de contact et les entretiens, voire les négociations, avec les autorités du ministère qui nous ont toujours réservé le meilleur accueil. L’association a choisi d’être représentative de toutes les composantes du ministère. Si la présidente est issue de la police, les vice-présidentes sont générale de gendarmerie, préfète, inspectrice générale de l’administration. Pour autant, chacune représente non pas son corps ou sa direction d’origine, mais les femmes de l’Intérieur dans leur ensemble.

 

Quelle est votre audience et quelles sont vos actions ?
L’association est composée de femmes en responsabilité du ministère de l’Intérieur : hautes fonctionnaires de l’inspection générale de l’Administration (IGA), préfètes, sous-préfètes, administratrices civiles, conseillères de l’administration de l’intérieur et de l’outre-mer (CAIOM), directrices de services et attachées, officières supérieures de gendarmerie et de la sécurité civile, commissaires de police, ingénieures SIC et PTS, contractuelles de haut niveau. Elles sont près de 300 sur 1 100 cadres au ministère. Nous essayons d’être actives et de proposer de nombreuses réalisations, parmi lesquelles une rencontre annuelle avec le dîner-débat en présence du ministre, un groupe “mentorat” qui illustre l’objectif d’entraide et de mise en œuvre du réseau féminin, un groupe “régions” afin de présenter les actions et de créer un espace d’échange pour le développement des réseaux locaux, des visioconférences avec les outre-mer… Nous avons également lancé un partenariat avec les autres réseaux féminins. Femmes de l’Intérieur a ainsi “marrainé” de nombreux réseaux et a organisé des petits déjeuners interréseaux, certains avec des intervenants de haut niveau, comme François Sauvadet [ancien ministre de la Fonction publique qui a porté la loi de 2012 favorisant la parité dans l’encadrement supérieur, ndlr], auquel chacune a pu dire sa gratitude pour son action en faveur de la parité.

 

Quelles relations entretenez-vous avec le ministre et son cabinet ? Avec l’administration centrale ?
Notre association est soutenue par le ministère, qui ne manque pas de la mentionner dans les rapports sur la parité. Nous avons toujours reçu le meilleur accueil et nos propositions ont toujours été examinées avec attention et souvent prises en compte (élaboration de plans d’action par chaque direction générale, augmentation sensible du nombre de formation Ariane, etc.). Nous avons de très nombreux échanges avec le cabinet du ministre. Nous lui faisons des propositions générales, sommes vigilantes sur ce qui se passe, ou sur ce qui ne se passe pas, rappelons les principes de la parité autant que nécessaire. Par-dessus tout, nous maintenons le message et le cap : on sait bien que rien n’est définitivement acquis et que la plus grande vigilance s’impose. Par contre, nous nous interdisons d’intervenir pour des cas particuliers, nous préférons mentorer, soutenir, accompagner les femmes afin qu’elles se préparent à exprimer leurs ambitions. En ce sens, le programme Ariane me parait être le meilleur levier de la parité.

 

Quel bilan faites-vous du réseau des hauts(e)s fonctionnaires à l’égalité ?
J’entretiens les meilleures relations avec Denis Robin, secrétaire général du ministère de l’intérieur et haut fonctionnaire à l’égalité. Il comprend nos préoccupations, je crois aussi sincèrement qu’il les partage. Le secrétaire général soutient notre association de manière très pratique, puisqu’il nous accorde une subvention qui s’élève à près de 6 000 euros.
Les haut(e)s fonctionnaires à l’égalité sont indubitablement des leviers essentiels à l’avancée des choses. Leurs travaux, leur réseau, le poids de leur parole est la preuve que les choses avancent, même si, une fois encore, il faut être vigilant sur les discours convenus, les déclarations de satisfaction qui reposent sur pas grand-chose et les freins qui, sans dire leur nom, s’exercent toujours, notamment de la part de ceux qui trouvent que la “petite musique de l’égalité” commence à devenir lassante.

 

Quels sont encore les freins à la progression de l’égalité au sein de votre ministère ?
Il n’y a pas de freins spécifiques à notre ministère. J’en ai acquis, par les échanges nombreux que nous avons avec nos associations sœurs, la conviction. Le ministère de l’Intérieur est le ministère de la règle, de la force… avec une image un peu “virile”. Mais c’est un ministère dont le bilan, dans la recherche de la parité et de l’égalité, est plutôt positif : 25 % des préfets sont des femmes comme 25 % des commissaires de police. La gendarmerie nationale fait des efforts considérables et la sécurité civile s’est dotée tout récemment d’un plan particulièrement ambitieux – il est vrai que c’est elle qui est, à ce jour, le moins féminisée…
Les freins sont ceux, bien connus, des femmes entrées il y a peu dans des milieux d’hommes, obligées d’en faire plus qu’eux pour être reconnues et espérer ensuite être sollicitées pour des postes à responsabilités. Les freins sont la “méfiance sournoise” qui perdure à l’égard des femmes et qui s’exprime par les interrogations récurrentes, évidemment toutes entendues, des employeurs sur leur disponibilité (Vous avez des enfants ? Comment ferez-vous ?), sur leur mobilité (Mais qui va s’occuper de vos enfants ? Et qu’en dit votre mari ? Mais vous supporterez de vivre seule ?), sur leurs compétences (Vous êtes bien sûre que vous saurez vous y prendre ? Ça ne vous fait pas peur ? Rassurez-moi ! Qu’est-ce qui vous fait penser que vous y arriverez ?). Comment accepter qu’un jury d’embauche ne pose ces questions qu’aux candidates ?

 

L’autocensure touche-t-elle aussi les femmes de l’Intérieur ?
Oui, il y a aussi les freins que s’imposent les femmes elles-mêmes : elles n’ont probablement pas la même définition de la réussite professionnelle que les hommes, ne s’engagent que si elles sont sûres de réussir, attendent qu’on leur propose un poste et ne le revendiquent pas. Le mot même d’“ambition” les met mal à l’aise, tout comme celui de “réseau”, ou tout ce qui pourrait se construire autrement que par le seul mérite évalué par le chef. Elles s’autorisent bien moins que les hommes à faire part de leurs désirs d’évolution. Le dernier frein est le déni, partagé entre les deux sexes. Les hommes considèrent, avec plus ou moins de bonne foi, qu’il n’y a plus de problème et que l’égalité est atteinte – “plus de sujet, circulez…”. Les femmes, surtout les plus jeunes, considèrent avec un peu de naïveté que le combat de leur mère, voire de leur grand-mère n’est plus le leur et est dépassé.

 

La loi Sauvadet, qui prévoit un quota de 40 % de femmes cadres primonommées en 2017, risque de ne pas être respectée…
La mise en œuvre de la loi Sauvadet va poser des problèmes à un certain nombre de directeurs des ressources humaines : existe-t-il des viviers suffisants de femmes ? Comment gérer la frustration de certains hommes qui ne seront pas promus ? Comment conserver un certain équilibre ? Ces questions, communes à l’ensemble de nos administrations, ne trouveront probablement de réponses que dans une gestion des ressources humaines anticipatrice, personnalisée et structurante et si la parité est entendue comme une chance pour nos organisations, et non pas seulement comme une contrainte.

 

Propos recueillis par Soazig Le Nevé pour Acteurs Publics

La force de l'égalité

Le rapport de Françoise Descamps Crosnier, députée des Yvelines, présenté au Premier ministre le 8 mars révèle l’existence d’inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes dans la fonction publique. La mesure de ces inégalités est complexe et les écarts existants doivent être analysés précisément, ce qui nécessitera des travaux complémentaires par le biais notamment d’études de cohortes.

Des « parois de verre » existent entre les filières féminines et masculines, ces dernières bénéficiant de meilleurs déroulements de carrière et de régimes indemnitaires plus intéressants. Les modes de management de la fonction publique (présentéisme, carrières linéaires, temps partiel) sont défavorables aux carrières féminines, les femmes conservant encore la plus grande partie de la charge « vie familiale » ; les retards pris pendant la vie active se répercutent au moment de la retraite.

Le rapport fait 55 recommandations parmi lesquelles l’adoption de chartes du temps, la révision des modalités des mobilités, le recours accru à des comités de sélection pour les nominations, le développement de la communication publique sans stéréotypes de genre.

Le rapport a été très bien reçu par les organisations de fonctionnaires et la DGAFP est en charge de sa mise en œuvre.


 

Corinne Desforges,

vice-présidente de Femmes de l’Intérieur,

co-rédactrice du rapport.

Rapport-La-force-de-l-egalite.pdf
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Présidentielle : des hautes fonctionnaires demandent aux candidats de s'engager sur la parité

Des femmes hautes fonctionnaires demandent aux candidats à l'élection présidentielle de s'engager à faire respecter la parité et la mixité au sein de l'administration comme au plus haut niveau de l'Etat, dans une lettre ouverte publiée mercredi.
Dans ce courrier, "pour la mixité du pilotage de l’Etat", ces femmes, réunies dans plusieurs associations composant les réseaux féminins de la fonction publique (enseignement supérieur et recherche, Intérieur, Justice...), demandent notamment aux candidats s'ils entendent nommer "un gouvernement paritaire", "des femmes ministres sur des postes régaliens" et créer "un ministère dédié à leurs droits".
Elles leur demandent aussi s'ils vont "cesser d’entourer (leurs) ministres de 80% d’hommes". 
Estimant qu'"un gouvernement paritaire est virtuel s'il ne se prolonge pas par une administration mixte", ces réseaux féminins formulent également "des propositions pour une meilleure gouvernance publique" et une "modernisation de l'Etat".
Parmi elles, "des femmes au premier rang dans l’Etat", "une gestion des ressources humaines fondée sur le développement de parcours professionnels" avec un "objectif de mixité global de 50 % sur l’ensemble des postes d’encadrement dirigeant de la fonction publique" et "la lutte contre les stéréotypes et le sexisme".
Elles disent attendre "des signes clairs que l’administration n’est plus une machine à exclure les femmes au cours de leur vie professionnelle".
Rappelant qu'elles sont "moins nommées à des postes de première responsabilité, moins bien payées, et moins bien traitées in fine", elles suggèrent aussi aux candidats de "revoir la gestion technique des nominations" et de "systématiser le suivi des écarts de rémunération". 
Elles annoncent qu'elles "publieront (leurs) réponses sur leurs sites internet et leurs pages dans les réseaux sociaux".
 
Dépêche AFP - 22 mars 2017
Exclusif : l'appel des femmes hautes fonctionnaires pour la mixité
En exclusivité, Acteurs Publics dévoile un appel pour la mixité du pilotage de l'Etat lancé par 4 associations de femmes hautes fonctionnaires. Du prochain chef d'Etat, "au-delà des affichages", elles attendent "une volonté clairement renouvelée sur les nominations des emplois supérieurs et dirigeants, dès cette année".
Acteurs-publics-21mars-2016.pdf
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Hors les murs, un parcours de femme - Yvette Mathieu, une carrière et deux univers
Article Yvette Mathieu 1.pdf
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Femmes de l'Intérieur, Corinne Desforges
Corinne Desforges, Inspectrice générale de l’administration, haute fonctionnaire adjointe à l’égalité des droits et vice -présidente de l'association "Femmes de l'Intérieur" a accordé une interview à la DGOM sur la place des femmes de l'intérieur en outre-mer.
femmes_interieur_outre_merv2_pt.mp4
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Communiqué de presse sur la signature de la convention pour la réserve citoyenne
Projet CP signature convention réserve c[...]
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Encourager les vocations des femmes
Florence Gouache, sous-préfète de l'arrondissement de Vienne, a souhaité organisé une rencontre entre la presse et les femmes occupant des postes à responsabilité au sein du ministère de l'Intérieur.
Article ss-préf Vienne.pdf
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2016

  • Le Chêne et l'Olivier, Les Femmes de l'Intérieur, février 2016 : un article rédigé par Anne Badonnel et Yvette Mathieu, présentant l'association aux membres de l'association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur.

 

2015

« Je suis convaincue que les femmes peuvent apporter beaucoup au niveau dirigeant (...) Parce que le regard de la femme est différent, que le fait de croiser les points de vue enrichit, qu'elles ont une autre approche. Je ne dis pas meilleure, mais différente. La confrontation de ces différentes approches est toujours porteuse de sens : plus les équipes sont pluridisciplinaires et plus elles dfont un travail qui fait avancer les choses. Quand on est monolithique, on s'enkyste ».

 

« (...) Elle a fondé en mars 2013 l'association Femmes de l'Intérieur, pour promouvoir la place des femmes dans la police. Ses 300 adhérentes sont déjà en responsabilité, donc en mesure d'impulser un changement. Parce qu'elle sait très bien "qu'il ne suffit pas de travailler pour faire carrière ».

 

2014

« Ils sont 593 commissaires hommes, pour 256 femmes.

Ils sont 75 contrôleurs généraux de la police nationale, pour 14 contrôleuses »

 

 

  • La revue des Anciens Elèves de l'ENA, Femmes et politiques publiques, mai 2014 : notre vice-présidente Corinne Desforges a rédigé l'article "Les réseaux de femmes dans le secteur public"

« L'association est ainsi née en septembre (...). Le conseil d'administration s'est mis immédiatement au travail : création de commissions (annuaire, communication, lutte contre les stéréotypes etc.), rendez-vous avec les principaux décideurs du ministère qui ont fait un très bon accueil à l'association. A l'évidence, Femmes de l'Intérieur correspondait à un besoin de lien, de solidarité dans un milieu professionnel où les femmes sont très minoritaires »

 

« Soutenues par un discours politique fort et par l'instauration de quotas, les femmes s'imposent dans la haute fonction publique. L'appui de réseaux n'est pas étranger à ce mouvement comme le montre ce premier volet de l'enquête d'Acteurs publics sur la place des femmes. »

 

 

2013

 

« Elles sont préfètes, commissaires de police, lieutenant-colonelle de gendarmerie ou chef de bureau chez les pompiers... et elles partagent un même but : pousser l'égalité et la modernisation de leur ministère. Le réseau dans lequel ces "Femmes de l'Intérieur" ont décidé de se rassembler, pour mieux faire entendre leur voix, sera lancé officiellement ce soir, en présence de Manuel Valls. Avec, notamment, un objectif : devenir "un instrument d'alerte et de réflexion" dans un ministère où les femmes atteingnent trop rarement les sommets de la hiérarchie. »

 

« La lieutenante-colonelle Isabelle Boureau-Post organise tous les concerts de la garde républicaine du choeur de l'armée française, en France et à l'étranger. (...) Isabelle Boureau-Post compte parmi les premières adhérentes de la toute nouvelle association Femmes de l'Intérieur. Elle fait partie du conseil d'administration. (...) Objectif de l'association ? "Rendre visibles l'expertise de femmes, en constituant un annuaire à destination des médias". "Je pense à l'expertise de mes collègues, car moi, je suis sur une micro niche... Cette association encourage aussi toutes celles qui auraient des ambitions à se faire connaître auprès de leur hiérarchie ».

 

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